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«On va suspendre votre manteau, là, pour être sûr qu’il ne soit pas contaminé». Quand on arrive chez Eléonore, à Clamart dans les Hauts-de-Seine, le ton est donné : voilà presque cinq mois que cette traductrice de 33 ans et son mari se battent contre les punaises de lit qui ont envahi leur appartement. Ces petits insectes ont la particularité de piquer les dormeurs la nuit en leur pompant du sang. «J’ai la chance de ne pas avoir de boutons mais je peux vous dire que les punaises me bouffent le cerveau».

En tout, quatre pièces sont infestées : «La salle à manger, le dressing, notre chambre et celle de notre fille», détaille-t-elle. «Mais ce n’est pas un problème d’hygiène», insiste la jeune femme. «Mon mari et moi avons sûrement ramené ces petites bêtes dans nos valises après un voyage à l’étranger».



Dans le hall d’entrée, une dizaine de gros sacs poubelles s’empilent contre les murs. «Ça, ce sont nos vêtements propres que nous utilisons». Sur chacune des poches bien fermées, une étiquette a été collée : «vêtements boulot», «doudous», «manteaux d’hiver». «Après un lavage à 60°C à la machine, on les enferme pour éviter qu’ils soient infestés», précise-t-elle.

Le cauchemar a commencé début septembre, lorsqu’Eléonore a découvert un matin, «paniquée», plusieurs insectes sombres à côté de son oreiller (voir photo). «On a fait venir un chien-renifleur, entraîné à la détection des punaises de lit. C’est à partir de ce moment-là qu’on a compris que notre appartement était en grande partie contaminé. Les premiers jours, j’avais des crises de larmes et d’angoisse, je ne dormais plus la nuit, c’était l’horreur», se souvient-elle. «Et puis, je me suis dit qu’on n’avait pas le choix et qu’il fallait bien s’y mettre pour pouvoir s’en débarrasser».

Depuis, Eléonore nettoie, aspire, trie, empaquette tous les textiles et les livres, où les punaises seraient susceptibles de se nicher. Le but : préparer l’arrivée d’une entreprise de désinfection qui répandra de puissants insecticides dans les pièces concernées. «On a dû enfermer nos 2500 livres dans des caisses en plastique qu’on a stockées», explique-t-elle en montrant une trentaine de grosses boîtes transparentes dans son garage. Maintenant, les étagères de la bibliothèque sont pratiquement vides, tout comme le dressing. Même chose dans les chambres. «J’ai aussi des livres et des chaussures dans le congélateur», dit-elle en souriant. Devant son réfrigérateur, elle sort une poche en plastique contenant des sandales de bébé. «Il faut les mettre trois jours à -18°C pour les décontaminer».    

Elle passe aussi l’aspirateur tous les deux jours. Un véritable cérémonial : une fois passé, «il faut mettre le contenu dans un sac hermétique, le jeter à l’extérieur et nettoyer le réservoir à l’eau bouillante. C’est vraiment pénible». Elle espère que tout sera terminé fin février. En attendant, Eléonore continue de «traquer» les traces laissées par les punaises sur sa literie. «J’en trouve tous les dix jours à peu près». Le calvaire n’est pas terminé.

Combien, comme Elénore, connaissent la désagréable expérience des punaises de lit, autrement baptisées «Cimex lectularius» ? Impossible de le savoir. En France, il n’existe aucun suivi statistique sur le nombre de foyers infestés. Mais il suffit d’évoquer le sujet pour que la conversation s’anime. Chacun y va de son anecdote et raconte les mésaventures d’un ami ou d’un parent. Sur Internet, on ne compte plus les forums où les «victimes» appellent à l’aide et s’échangent des conseils. «Je suis en train de faire face à une infestation de punaises de lit. Avez-vous des méthodes pour débarrasser votre logement ?», demande cet internaute inquiet. «Essayez de traiter votre maison de  fond en comble et de manière répétée», lui répond une dame visiblement concernée. Certains se sont même lancés dans la création d’un blog pour raconter leur calvaire ou en ont fait un morceau de rap (à écouter ici).

Seule certitude à ce jour : «les foyers infestés sont nombreux et le problème touche l’ensemble de la France», avance le Pr Arezki Izri, parasitologue et entomologiste médical. «Beaucoup de personnes m’appellent. Sont aussi bien touchés des particuliers que des hôtels, des maisons de retraite, des hôpitaux ou des sociétés de transport», décrit le médecin qui est aussi chef de service Parasitologie-Mycologie de l’hôpital Avicenne à Bobigny (93). Son téléphone sonne pratiquement tous les jours. Au bout du fil, des patients excédés et désespérés de ne pouvoir se débarrasser des petites bestioles.

Même constat dans les entreprises spécialisées dans la désinsectisation. «D’un appel par semaine il y a cinq ans, on est passé à un appel par jour», rapporte à son tour Stéphane Bras, porte-parole de la Chambre syndicale des industries de désinfection, désinsectisation et dératisation (CS3D). Pour la première fois, ce syndicat, qui regroupe les deux-tiers des entreprises traitant les punaises, a fait les comptes : près de 180.000 sites ont été traités sur l’année 2016. «Tous les lieux où vous avez des gens qui se reposent sont concernés. Par exemple, des salles de cinéma mais aussi des loueurs de voitures», complète le professionnel.

Pourtant, il fut un temps où les punaises avaient pratiquement disparu. On était dans les années 1950-60, époque où l’on faisait usage de puissants insecticides tels que le Dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT). Créé en 1939, le produit est aujourd’hui jugé trop toxique et est interdit à la vente. C’était aussi les Trente Glorieuses. Les conditions de vie s’étaient améliorées et les punaises étaient moins nombreuses. Mais elles sont revenues en force à partir des années 1990. Sous l’effet de la mondialisation, les voyages se sont multipliés et les risques d’infestation avec. Sans le vouloir, les vacanciers ont ramené ces «petits voyageurs clandestins» dans leurs valises. «La France étant la première destination touristique au monde, autant dire que nous avons des punaises qui viennent des quatre coins de la planète», souligne le Pr Izri. D’ailleurs, cette recrudescence des punaises touche d’autres pays, en particulier les grandes villes des Etats-Unis et du Canada.

L’accroissement des cas d’infestation s’est surtout accéléré vers le milieu des années 2000. «On a connu une flambée à partir de ce moment-là», se souvient le Pr Izri. Au fil des décennies, les punaises ont développé de fortes résistances aux insecticides. «Une étude que nous avons menée montre que 90% des punaises sont désormais insensibles à ces produits».

Dernière hypothèse : «Souvent, les gens finissent par jeter leurs affaires infestées de punaises. Mais qui les récupère ? Les plus démunis. Ce qui renforce la dissémination et la prolifération de ces insectes», déplore-t-il en pointant la «paupérisation d’une frange de la population» comme autre cause de cette recrudescence. Mais le problème touche tous les milieux sociaux, sans exception. Le médecin se souvient de ce Parisien qui avait acheté un sommier à 6000 euros aux enchères avant de découvrir qu’il était infesté de punaises!

Visibles à l’œil nu, ces insectes font la taille d’un pépin de pomme, soit 4 à 7 mm. Leur forme aplatie leur permet de se glisser très facilement dans la fente d’un canapé, entre les plinthes ou derrière du papier peint décollé. Mais leur cachette préférée reste le lit, source de chaleur où elles peuvent aisément s’attaquer aux dormeurs durant la nuit. Tel un vampire, la punaise de lit se nourrit de sang humain et peut vivre pendant des mois sans manger.

Leurs piqûres, indolores sur le coup, laissent des boutons rouges sur la peau, souvent de manière alignée. Généralement sur les parties découvertes comme les bras ou les jambes, mais aussi dans le dos ou dans la nuque. Ce n’est qu’au réveil que les démangeaisons apparaissent. Il est alors conseillé de prendre des antihistaminiques et des corticoïdes. Il ne faut surtout pas se gratter, les lésions pouvant se sur-infecter.

Pire, certains ont de violentes réactions allergiques. «J’ai eu des patients qui présentaient des phlyctènes (bulle remplie de liquide, nldr) et d’importantes lésions pouvant aller jusqu’à l’oedème de Quincke», rapporte le Pr Izri, tout en précisant que ces cas restent très rares. D’autres, au contraire, n’ont aucune marque visible. «Je me souviens d’une personne âgée qui vivait seule dans une maison très infestée et qui n’avait aucune trace de piqûre», raconte le Pr Izri.

Des traces, Nadia en était encore couverte il y a quelques mois. «J’avais des boutons partout. Mes mains étaient terrifiantes», se souvient la jeune femme de 27 ans qui vit dans un studio meublé à Ivry-sur-Seine. «Dès que je me mettais au lit, je me grattais, j’en pleurais», poursuit-elle. «Ne trouvant pas le sommeil, je passais la nuit sur un fauteuil en regardant la télévision et m’endormais assise.  C’était invivable». S’ensuit une grande période de nettoyage. «Je partais le matin au boulot, je laissais le produit infuser dans mon studio, je revenais le soir pour remettre du produit et j’allais dormir chez ma maman». Elle jette aussi son canapé-lit et les punaises finissent par partir.

«J’ai compris par la suite qu’elles étaient venues d’une valise». La jeune femme avait loué son logement à un couple de touristes australiens quelques mois auparavant. Pourquoi ne pas avoir fait appel à un spécialiste ? «Je n’avais pas les moyens financiers et je n’ai pas osé en parler à mes propriétaires, de peur qu’ils veuillent par la suite mettre un terme à notre contrat».

Outre les désagréments dermatologiques, ce sont surtout les conséquences psychologiques qui sont peut-être les plus impressionnantes. En 2012, une étude québécoise publiée dans le très sérieux British Medical Journal avait démontré qu’une infestation de punaises affectait fortement la santé mentale. Ceux qui étaient touchés par le phénomène présentaient jusqu’à cinq fois plus de symptômes d’anxiété et de perturbation de leur sommeil que les autres. Un cas de suicide aurait même été enregistré au Canada, selon une autre étude publiée en 2013.

«J’ai quand même des patients qui déménagent et développent des psychoses», rapporte pour sa part le Pr Izri. Il cite le cas d’une dame qui avait totalement désinsectisé son logement mais qu’il avait dû orienter vers une psychiatre : «Les punaises avaient disparu mais elle avait toujours du mal à dormir et à recevoir des invités. Elle nettoyait sans cesse son domicile et me ramenait de temps à autre de la poussière, persuadée que c’était des punaises de lit». Il repense aussi à cette mère de famille qui avait débarqué en pleurs dans son cabinet car «ces sales petites bestioles pompaient le sang de ses enfants». «Il faut quand même s’imaginer la chose : ce sont des petits vampires qui viennent la nuit vous sucer le sang, il y a de quoi faire des cauchemars!»

Crises d’angoisse, insomnies, paranoïa… La plupart des personnes que nous avons interrogées ont évoqué «un traumatisme». Certaines regrettent parfois d’en avoir parlé à leurs proches. «Le plus difficile à supporter, c’était les réflexions des potes quand on allait boire l’apéro chez eux», se remémore Alix, 26 ans, infestée fin 2016. «Ils me demandaient à chaque fois : ’Mais t’es sûre que tu ne vas pas me ramener des punaises chez moi ?’». Même au travail, elle essuyait des remarques. «Ma boss me disait : ‘Ne t’approche pas trop des rideaux, on ne sait jamais, les punaises pourraient s’y accrocher’. Sympa. Bref, tout le monde devenait super suspicieux».  

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Forcément, la vie sociale en pâtit. «On a arrêté d’inviter nos amis», reconnaît Eléonore, à Clamart, qui a pourtant l’habitude de recevoir. «Quand vous avez des sacs poubelle en guise de penderie, vous avez tendance à limiter les invitations», ironise-t-elle. Il y a aussi ce sentiment de honte. «On a l’impression d’être sale, ou de manquer d’hygiène, alors que ce n’est aucunement le cas», commente Nadia qui se dit d’ailleurs «maniaque de la propreté». «C’est très tabou», résume Delphine, dont la maison a été infestée en 2012. «Certaines personnes ont cessé de nous faire la bise».

Pour certains, l’expérience a été tellement douloureuse, qu’ils en gardent des séquelles. «Je suis devenue un peu paranoïaque», avoue Nadia. «Comme je ne suis pas certaine de m’en être débarrassée, je continue d’asperger du produit sur mon lit tous les soirs. C’est très toxique, mais je préfère me brûler la gorge et le nez plutôt que de me refaire piquer».

Qui dit lutte contre les punaises, dit forcément dépenses. Nous avons reconstitué la facture de Samuel, 30 ans, qui s’est battu pendant cinq mois contre les petits parasites, aux côtés de ses trois colocataires. Montant de ses dépenses : plus de 1200 euros, à lui tout seul.

À ces frais, peuvent s’ajouter les dépenses en médicaments et pommades, en détection canine (180 euros l’intervention par exemple) ou en… électricité! Les punaises sont en effet photosensibles : elles craignent la lumière et n’agissent que dans le noir. «La nuit, je laisse éclairé le temps que les enfants s’endorment puis j’éteins mais j’allume le couloir», confiait ainsi une habitante de Grigny, dans l’Essonne, interrogée dans le cadre d’un mémoire de fin d’études.  

Produits insecticides en tout genre, intervention d’une entreprise, lavage chronique du linge, Samuel et ses colocataires ont tout essayé mais rien n’y a fait. «En novembre, on a tous pété un câble et on a décidé de déménager», raconte ce graphiste. «Le pire, c’est que notre agence immobilière était au courant que l’appartement était infesté depuis longtemps mais elle s’était bien gardé de nous le dire. Et aujourd’hui, je suis pratiquement sûr qu’elle a réussi à le relouer», soupire le jeune homme.

Déménager n’est pourtant pas une solution puisque c’est prendre le risque d’emmener les parasites avec soi. «Il faut mieux s’en débarrasser complètement», conseille Éléonore, à Clamart. «J’ai une collègue qui a quitté son appartement à cause des punaises et qui s’est rapidement retrouvé infestée dans son nouveau logement. L’enfer…»

Malgré le calvaire vécu par des milliers de Français, les autorités perçoivent les punaises de lit commune une simple nuisance. «N’étant pas des vecteurs de maladie, elles ne sont pas considérées comme un problème de santé publique», nous explique-t-on à l’ARS d’Île-de-France. Autrement dit, les soucis de punaises ne relèvent pas des prérogatives de l’Etat, qui émet seulement des recommandations et accompagne les cas les plus durs via ses Agences régionales de santé (ARS). Concrètement, «ce problème semble être principalement de la compétence du maire (…), ainsi que des occupants ou propriétaires du bâtiment», soulignait fin 2015 un rapport du Centre National d’Expertise sur les Vecteurs (Cnev), qui compte dans ses rangs des spécialistes de la punaise de lit. C’est donc à eux de mener les opérations de désinsectisation et de les faire à leurs frais.

«C’est vrai qu’il ne s’agit pas d’une maladie grave qui fait des morts», tempère le Pr Izri. «Mais je pense que nous avons affaire à un gros problème de santé publique», reprend le parasitologue. Son confrère Jean-Michel Bérenger, entomologue à la faculté de médecine La Timone à Marseille, acquiesce : «C’est un problème majeur dont on ne parle pas assez. Il faudrait rendre obligatoire la déclaration des sites infestés pour améliorer les prises en charge».

Les progrès scientifiques effectués dans le domaine sont louables mais insuffisants aux yeux du Pr Izri. «C’est bien de connaître le génome de la punaise, mais on a oublié le plus important : sait-on les quantifier ? Sait-on les tuer efficacement ? Non». En effet, leur taux de résistance aux insecticides est aujourd’hui très élevé et la méthode dite mécanique (nettoyage, lavage, aspiration, etc) reste très chronophage. «Quant à l’Etat, il ne fait pas grand chose», regrette-t-il. «On n’a pas d’argent pour lutter contre ces bestioles».

Ce fléau ne touche pas que les particuliers. Hôtels et maisons d’hôtes se font parfois épingler sur Internet. Notamment sur le site Tripadvisor, qui recueille les avis et conseils d’internautes sur les hôtels, restaurants, etc. Une simple recherche par mot clé permet de débusquer de nombreux commentaires incendiaires.

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La question est prise très au sérieux dans le secteur. Nous CHRD, le magazine de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH), en avait consacré un article en septembre 2015. «En France, 30% des hôtels ont au moins une fois dans l’année des soucis avec des punaises de lit», indique Laurent Duc, président de la branche hôtelière de l’UMIH. Ce gérant d’hôtel connaît bien le problème pour y avoir été confronté plusieurs fois. «C’est une vraie saleté. Pour une chambre infestée, vous êtes obligé de traiter quatre autres chambres, deux en latéral et les deux au-dessus et en-dessous», fait-il savoir. L’impact économique est conséquent : remplacement de literie, parfois de la moquette, coût du traitement sans parler du manque à gagner à ne pas louer les chambres en question. Le montant s’élève à plusieurs milliers d’euros. «Mais on fait tout pour traiter ces punaises au plus vite et au mieux, en expliquant aux clients que ce n’est pas un problème de saleté mais que ce sont sûrement les clients d’avant qui ont dû les ramener».  

Les autres établissements accueillant du public ne sont pas en reste. Mi-décembre, un rapport du contrôleur des lieux de privation de liberté rapportait que la prison de Fresnes était «infestée de punaises de lit». Par ailleurs, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France dit travailler sur une dizaine de «cas complexes» chaque année. «En ce moment, on se concentre sur un hôpital dans le XVe arrondissement qui a été infesté par une famille», explique le Dr Christiane Bruel, médecin-inspecteur de santé publique. L’organisme a aussi «accompagné» la mairie de Grigny, où de nombreux cas d’infestation avaient été déclarés dans des HLM en 2012, ainsi que la prison de Fleury-Merogis. «Dans ces cas-là, nous organisons des réunions durant lesquelles nous cherchons des solutions adaptées à chaque situation mais la lutte reste difficile», admet la médecin.

Les punaises de lit se reproduisant très rapidement, il est impératif d’agir vite en cas d’infestation. Une femelle peut pondre jusqu’à 500 œufs au cours d’une vie, à raison de 5 à 15 par jour. On distingue trois grandes étapes : au bout d’une dizaine de jours, l’oeuf éclot et la punaise devient une larve – elle passe par cinq phases qui s’étalent sur plusieurs semaines – avant d’atteindre l’âge adulte. Son développement dépendra de la température, de la nourriture dont elle dispose et de l’humidité de l’environnement. «Au bout d’un an, ce sont des milliers de punaises qui peuvent pulluler au même endroit», avertit le Pr Izri.

Il n’existe malheureusement aucun produit «miracle». Pour éradiquer ces parasites et limiter leur propagation, il est néanmoins nécessaire d’opérer un nettoyage minutieux des lieux. Le Pr Izri préconise de le faire «pièce par pièce» pour être efficace et de suivre ces trois étapes. C’est ce qu’on appelle la méthode mécanique.

L’assurance maladie fournit d’autres conseils sur son son site Internet. Elle recommande notamment de «boucher les fentes et les fissures sur les murs, derrière les plinthes et sur les cadres de lit en bois», de «recoller le papier peint qui se décolle» et de «refixer les plaques des interrupteurs».

«En cas de contamination importante, il est parfois très difficile de régler le problème par soi-même», prévient l’assurance maladie. «N’hésitez pas à contacter un spécialiste de la lutte antiparasitaire, ou les services d’hygiène de la mairie. Ils pourront traiter votre logement avec des insecticides très puissants».

En France, il existe environ 300 entreprises spécialisées dans l’éradication de ces nuisibles. La plupart d’entre elles utilise la méthode chimique, c’est à dire qu’elles travaillent avec des produits de désinsectisation, et la méthode thermique de manière localisée. «On va cibler les zones infestées et opter pour la solution la plus adaptée», commente Stéphane Bras, le porte-parole de la Chambre syndicale des industries de désinfection, désinsectisation et dératisation (CS3D), qui regroupe une partie de ces entreprises spécialisées. «On peut avoir recours à des insecticides mais aussi à de la poudre de diatoméeou à un traitement à la vapeur sèche. À chaque situation son diagnostic».

«Mais ça ne marche pas systématiquement. Ces sociétés ne sont pas toujours sérieuses», met en garde le Pr Jean-Michel Bérenger, entomologue à Marseille. En effet, plusieurs témoins nous ont rapporté qu’ils s’étaient fait facturer des interventions, sans résultat. «Le problème, c’est qu’il y a des entreprises qui n’ont pas toujours l’honnêteté de dire aux clients qu’ils doivent d’abord nettoyer et désencombrer leur logement avant l’intervention», réagit la Dr Christiane Bruel, de l’ARS Île-de-France, favorable à un meilleur encadrement de la profession.

Selon Stéphane Bras, cette pratique n’aurait pas cours dans les entreprises membres du CS3D. «Quant à l’encadrement de la profession, je le trouve suffisant. Nous sommes formés, tous nos professionnels possèdent individuellement un certificat délivré par le ministère de l’Écologie (le Certibiocide)», insiste-t-il. Ce n’est pas tout à fait l’avis du Centre national d’expertise des vecteurs (Cnev). Dans un rapport publié fin 2015, ses experts plaidaient justement pour un renforcement de la formation des acteurs de ce secteur, jugeant cette certification insuffisante.

«En résumé, vous pouvez devenir désinsectiseur en quatre jours», reprend le Pr Bérenger, l’un des auteurs du rapport. «C’est une formation sans examen à la fin et durant laquelle vous n’avez pratiquement aucune notion d’entomologie (étude des insectes). Ce n’est pas normal», juge l’expert qui milite pour la création d’un label. «Après, je ne dis pas que toutes ces sociétés sont mauvaises», nuance celui qui est aussi consultant dans le domaine. «Il en existe des sérieuses qui sont très demandeuses de formations supplémentaires».   

À Paris, Alix a réussi à se débarrasser des punaises après cinq mois de lutte acharnée. «Je suis devenue une spécialiste», ironise la jeune femme de 26 ans. Depuis, ses habitudes ont changé. «J’ai arrêté d’acheter sur le Bon coin, de peur d’en attraper à nouveau». Finis aussi les meubles vintage récupérés au coin de la rue et les brocantes. «Maintenant, j’achète que du neuf».

On acquiert aussi de nouveaux réflexes, à l’image de Victoire, qui prend désormais toutes les précautions à l’hôtel. «Je mets ma valise en hauteur et ne la pose jamais sur le lit et quand je rentre de voyage, je passe l’intérieur de mes bagages à la vapeur avec mon fer à repasser», confie la jeune femme de 25 ans.

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Le cauchemar a commencé début septembre, lorsqu’Eléonore a découvert un matin, «paniquée», plusieurs insectes sombres à côté de son oreiller (voir photo). «On a fait venir un chien-renifleur, entraîné à la détection des punaises de lit. C’est à partir de ce moment-là qu’on a compris que notre appartement était en grande partie contaminé. Les premiers jours, j’avais des crises de larmes et d’angoisse, je ne dormais plus la nuit, c’était l’horreur», se souvient-elle. «Et puis, je me suis dit qu’on n’avait pas le choix et qu’il fallait bien s’y mettre pour pouvoir s’en débarrasser».

Depuis, Eléonore nettoie, aspire, trie, empaquette tous les textiles et les livres, où les punaises seraient susceptibles de se nicher. Le but : préparer l’arrivée d’une entreprise de désinfection qui répandra de puissants insecticides dans les pièces concernées. «On a dû enfermer nos 2500 livres dans des caisses en plastique qu’on a stockées», explique-t-elle en montrant une trentaine de grosses boîtes transparentes dans son garage. Maintenant, les étagères de la bibliothèque sont pratiquement vides, tout comme le dressing. Même chose dans les chambres. «J’ai aussi des livres et des chaussures dans le congélateur», dit-elle en souriant. Devant son réfrigérateur, elle sort une poche en plastique contenant des sandales de bébé. «Il faut les mettre trois jours à -18°C pour les décontaminer».    

Elle passe aussi l’aspirateur tous les deux jours. Un véritable cérémonial : une fois passé, «il faut mettre le contenu dans un sac hermétique, le jeter à l’extérieur et nettoyer le réservoir à l’eau bouillante. C’est vraiment pénible». Elle espère que tout sera terminé fin février. En attendant, Eléonore continue de «traquer» les traces laissées par les punaises sur sa literie. «J’en trouve tous les dix jours à peu près». Le calvaire n’est pas terminé.

Combien, comme Elénore, connaissent la désagréable expérience des punaises de lit, autrement baptisées «Cimex lectularius» ? Impossible de le savoir. En France, il n’existe aucun suivi statistique sur le nombre de foyers infestés. Mais il suffit d’évoquer le sujet pour que la conversation s’anime. Chacun y va de son anecdote et raconte les mésaventures d’un ami ou d’un parent. Sur Internet, on ne compte plus les forums où les «victimes» appellent à l’aide et s’échangent des conseils. «Je suis en train de faire face à une infestation de punaises de lit. Avez-vous des méthodes pour débarrasser votre logement ?», demande cet internaute inquiet. «Essayez de traiter votre maison de  fond en comble et de manière répétée», lui répond une dame visiblement concernée. Certains se sont même lancés dans la création d’un blog pour raconter leur calvaire ou en ont fait un morceau de rap (à écouter ici).

Seule certitude à ce jour : «les foyers infestés sont nombreux et le problème touche l’ensemble de la France», avance le Pr Arezki Izri, parasitologue et entomologiste médical. «Beaucoup de personnes m’appellent. Sont aussi bien touchés des particuliers que des hôtels, des maisons de retraite, des hôpitaux ou des sociétés de transport», décrit le médecin qui est aussi chef de service Parasitologie-Mycologie de l’hôpital Avicenne à Bobigny (93). Son téléphone sonne pratiquement tous les jours. Au bout du fil, des patients excédés et désespérés de ne pouvoir se débarrasser des petites bestioles.

Même constat dans les entreprises spécialisées dans la désinsectisation. «D’un appel par semaine il y a cinq ans, on est passé à un appel par jour», rapporte à son tour Stéphane Bras, porte-parole de la Chambre syndicale des industries de désinfection, désinsectisation et dératisation (CS3D). Pour la première fois, ce syndicat, qui regroupe les deux-tiers des entreprises traitant les punaises, a fait les comptes : près de 180.000 sites ont été traités sur l’année 2016. «Tous les lieux où vous avez des gens qui se reposent sont concernés. Par exemple, des salles de cinéma mais aussi des loueurs de voitures», complète le professionnel.

Pourtant, il fut un temps où les punaises avaient pratiquement disparu. On était dans les années 1950-60, époque où l’on faisait usage de puissants insecticides tels que le Dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT). Créé en 1939, le produit est aujourd’hui jugé trop toxique et est interdit à la vente. C’était aussi les Trente Glorieuses. Les conditions de vie s’étaient améliorées et les punaises étaient moins nombreuses. Mais elles sont revenues en force à partir des années 1990. Sous l’effet de la mondialisation, les voyages se sont multipliés et les risques d’infestation avec. Sans le vouloir, les vacanciers ont ramené ces «petits voyageurs clandestins» dans leurs valises. «La France étant la première destination touristique au monde, autant dire que nous avons des punaises qui viennent des quatre coins de la planète», souligne le Pr Izri. D’ailleurs, cette recrudescence des punaises touche d’autres pays, en particulier les grandes villes des Etats-Unis et du Canada.

L’accroissement des cas d’infestation s’est surtout accéléré vers le milieu des années 2000. «On a connu une flambée à partir de ce moment-là», se souvient le Pr Izri. Au fil des décennies, les punaises ont développé de fortes résistances aux insecticides. «Une étude que nous avons menée montre que 90% des punaises sont désormais insensibles à ces produits».

Dernière hypothèse : «Souvent, les gens finissent par jeter leurs affaires infestées de punaises. Mais qui les récupère ? Les plus démunis. Ce qui renforce la dissémination et la prolifération de ces insectes», déplore-t-il en pointant la «paupérisation d’une frange de la population» comme autre cause de cette recrudescence. Mais le problème touche tous les milieux sociaux, sans exception. Le médecin se souvient de ce Parisien qui avait acheté un sommier à 6000 euros aux enchères avant de découvrir qu’il était infesté de punaises!

Visibles à l’œil nu, ces insectes font la taille d’un pépin de pomme, soit 4 à 7 mm. Leur forme aplatie leur permet de se glisser très facilement dans la fente d’un canapé, entre les plinthes ou derrière du papier peint décollé. Mais leur cachette préférée reste le lit, source de chaleur où elles peuvent aisément s’attaquer aux dormeurs durant la nuit. Tel un vampire, la punaise de lit se nourrit de sang humain et peut vivre pendant des mois sans manger.

Leurs piqûres, indolores sur le coup, laissent des boutons rouges sur la peau, souvent de manière alignée. Généralement sur les parties découvertes comme les bras ou les jambes, mais aussi dans le dos ou dans la nuque. Ce n’est qu’au réveil que les démangeaisons apparaissent. Il est alors conseillé de prendre des antihistaminiques et des corticoïdes. Il ne faut surtout pas se gratter, les lésions pouvant se sur-infecter.

Pire, certains ont de violentes réactions allergiques. «J’ai eu des patients qui présentaient des phlyctènes (bulle remplie de liquide, nldr) et d’importantes lésions pouvant aller jusqu’à l’oedème de Quincke», rapporte le Pr Izri, tout en précisant que ces cas restent très rares. D’autres, au contraire, n’ont aucune marque visible. «Je me souviens d’une personne âgée qui vivait seule dans une maison très infestée et qui n’avait aucune trace de piqûre», raconte le Pr Izri.

Des traces, Nadia en était encore couverte il y a quelques mois. «J’avais des boutons partout. Mes mains étaient terrifiantes», se souvient la jeune femme de 27 ans qui vit dans un studio meublé à Ivry-sur-Seine. «Dès que je me mettais au lit, je me grattais, j’en pleurais», poursuit-elle. «Ne trouvant pas le sommeil, je passais la nuit sur un fauteuil en regardant la télévision et m’endormais assise.  C’était invivable». S’ensuit une grande période de nettoyage. «Je partais le matin au boulot, je laissais le produit infuser dans mon studio, je revenais le soir pour remettre du produit et j’allais dormir chez ma maman». Elle jette aussi son canapé-lit et les punaises finissent par partir.

«J’ai compris par la suite qu’elles étaient venues d’une valise». La jeune femme avait loué son logement à un couple de touristes australiens quelques mois auparavant. Pourquoi ne pas avoir fait appel à un spécialiste ? «Je n’avais pas les moyens financiers et je n’ai pas osé en parler à mes propriétaires, de peur qu’ils veuillent par la suite mettre un terme à notre contrat».

Outre les désagréments dermatologiques, ce sont surtout les conséquences psychologiques qui sont peut-être les plus impressionnantes. En 2012, une étude québécoise publiée dans le très sérieux British Medical Journal avait démontré qu’une infestation de punaises affectait fortement la santé mentale. Ceux qui étaient touchés par le phénomène présentaient jusqu’à cinq fois plus de symptômes d’anxiété et de perturbation de leur sommeil que les autres. Un cas de suicide aurait même été enregistré au Canada, selon une autre étude publiée en 2013.

«J’ai quand même des patients qui déménagent et développent des psychoses», rapporte pour sa part le Pr Izri. Il cite le cas d’une dame qui avait totalement désinsectisé son logement mais qu’il avait dû orienter vers une psychiatre : «Les punaises avaient disparu mais elle avait toujours du mal à dormir et à recevoir des invités. Elle nettoyait sans cesse son domicile et me ramenait de temps à autre de la poussière, persuadée que c’était des punaises de lit». Il repense aussi à cette mère de famille qui avait débarqué en pleurs dans son cabinet car «ces sales petites bestioles pompaient le sang de ses enfants». «Il faut quand même s’imaginer la chose : ce sont des petits vampires qui viennent la nuit vous sucer le sang, il y a de quoi faire des cauchemars!»

Crises d’angoisse, insomnies, paranoïa… La plupart des personnes que nous avons interrogées ont évoqué «un traumatisme». Certaines regrettent parfois d’en avoir parlé à leurs proches. «Le plus difficile à supporter, c’était les réflexions des potes quand on allait boire l’apéro chez eux», se remémore Alix, 26 ans, infestée fin 2016. «Ils me demandaient à chaque fois : ’Mais t’es sûre que tu ne vas pas me ramener des punaises chez moi ?’». Même au travail, elle essuyait des remarques. «Ma boss me disait : ‘Ne t’approche pas trop des rideaux, on ne sait jamais, les punaises pourraient s’y accrocher’. Sympa. Bref, tout le monde devenait super suspicieux».  

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Forcément, la vie sociale en pâtit. «On a arrêté d’inviter nos amis», reconnaît Eléonore, à Clamart, qui a pourtant l’habitude de recevoir. «Quand vous avez des sacs poubelle en guise de penderie, vous avez tendance à limiter les invitations», ironise-t-elle. Il y a aussi ce sentiment de honte. «On a l’impression d’être sale, ou de manquer d’hygiène, alors que ce n’est aucunement le cas», commente Nadia qui se dit d’ailleurs «maniaque de la propreté». «C’est très tabou», résume Delphine, dont la maison a été infestée en 2012. «Certaines personnes ont cessé de nous faire la bise».

Pour certains, l’expérience a été tellement douloureuse, qu’ils en gardent des séquelles. «Je suis devenue un peu paranoïaque», avoue Nadia. «Comme je ne suis pas certaine de m’en être débarrassée, je continue d’asperger du produit sur mon lit tous les soirs. C’est très toxique, mais je préfère me brûler la gorge et le nez plutôt que de me refaire piquer».

Qui dit lutte contre les punaises, dit forcément dépenses. Nous avons reconstitué la facture de Samuel, 30 ans, qui s’est battu pendant cinq mois contre les petits parasites, aux côtés de ses trois colocataires. Montant de ses dépenses : plus de 1200 euros, à lui tout seul.

À ces frais, peuvent s’ajouter les dépenses en médicaments et pommades, en détection canine (180 euros l’intervention par exemple) ou en… électricité! Les punaises sont en effet photosensibles : elles craignent la lumière et n’agissent que dans le noir. «La nuit, je laisse éclairé le temps que les enfants s’endorment puis j’éteins mais j’allume le couloir», confiait ainsi une habitante de Grigny, dans l’Essonne, interrogée dans le cadre d’un mémoire de fin d’études.  

Produits insecticides en tout genre, intervention d’une entreprise, lavage chronique du linge, Samuel et ses colocataires ont tout essayé mais rien n’y a fait. «En novembre, on a tous pété un câble et on a décidé de déménager», raconte ce graphiste. «Le pire, c’est que notre agence immobilière était au courant que l’appartement était infesté depuis longtemps mais elle s’était bien gardé de nous le dire. Et aujourd’hui, je suis pratiquement sûr qu’elle a réussi à le relouer», soupire le jeune homme.

Déménager n’est pourtant pas une solution puisque c’est prendre le risque d’emmener les parasites avec soi. «Il faut mieux s’en débarrasser complètement», conseille Éléonore, à Clamart. «J’ai une collègue qui a quitté son appartement à cause des punaises et qui s’est rapidement retrouvé infestée dans son nouveau logement. L’enfer…»

Malgré le calvaire vécu par des milliers de Français, les autorités perçoivent les punaises de lit commune une simple nuisance. «N’étant pas des vecteurs de maladie, elles ne sont pas considérées comme un problème de santé publique», nous explique-t-on à l’ARS d’Île-de-France. Autrement dit, les soucis de punaises ne relèvent pas des prérogatives de l’Etat, qui émet seulement des recommandations et accompagne les cas les plus durs via ses Agences régionales de santé (ARS). Concrètement, «ce problème semble être principalement de la compétence du maire (…), ainsi que des occupants ou propriétaires du bâtiment», soulignait fin 2015 un rapport du Centre National d’Expertise sur les Vecteurs (Cnev), qui compte dans ses rangs des spécialistes de la punaise de lit. C’est donc à eux de mener les opérations de désinsectisation et de les faire à leurs frais.

«C’est vrai qu’il ne s’agit pas d’une maladie grave qui fait des morts», tempère le Pr Izri. «Mais je pense que nous avons affaire à un gros problème de santé publique», reprend le parasitologue. Son confrère Jean-Michel Bérenger, entomologue à la faculté de médecine La Timone à Marseille, acquiesce : «C’est un problème majeur dont on ne parle pas assez. Il faudrait rendre obligatoire la déclaration des sites infestés pour améliorer les prises en charge».

Les progrès scientifiques effectués dans le domaine sont louables mais insuffisants aux yeux du Pr Izri. «C’est bien de connaître le génome de la punaise, mais on a oublié le plus important : sait-on les quantifier ? Sait-on les tuer efficacement ? Non». En effet, leur taux de résistance aux insecticides est aujourd’hui très élevé et la méthode dite mécanique (nettoyage, lavage, aspiration, etc) reste très chronophage. «Quant à l’Etat, il ne fait pas grand chose», regrette-t-il. «On n’a pas d’argent pour lutter contre ces bestioles».

Ce fléau ne touche pas que les particuliers. Hôtels et maisons d’hôtes se font parfois épingler sur Internet. Notamment sur le site Tripadvisor, qui recueille les avis et conseils d’internautes sur les hôtels, restaurants, etc. Une simple recherche par mot clé permet de débusquer de nombreux commentaires incendiaires.

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La question est prise très au sérieux dans le secteur. Nous CHRD, le magazine de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH), en avait consacré un article en septembre 2015. «En France, 30% des hôtels ont au moins une fois dans l’année des soucis avec des punaises de lit», indique Laurent Duc, président de la branche hôtelière de l’UMIH. Ce gérant d’hôtel connaît bien le problème pour y avoir été confronté plusieurs fois. «C’est une vraie saleté. Pour une chambre infestée, vous êtes obligé de traiter quatre autres chambres, deux en latéral et les deux au-dessus et en-dessous», fait-il savoir. L’impact économique est conséquent : remplacement de literie, parfois de la moquette, coût du traitement sans parler du manque à gagner à ne pas louer les chambres en question. Le montant s’élève à plusieurs milliers d’euros. «Mais on fait tout pour traiter ces punaises au plus vite et au mieux, en expliquant aux clients que ce n’est pas un problème de saleté mais que ce sont sûrement les clients d’avant qui ont dû les ramener».  

Les autres établissements accueillant du public ne sont pas en reste. Mi-décembre, un rapport du contrôleur des lieux de privation de liberté rapportait que la prison de Fresnes était «infestée de punaises de lit». Par ailleurs, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France dit travailler sur une dizaine de «cas complexes» chaque année. «En ce moment, on se concentre sur un hôpital dans le XVe arrondissement qui a été infesté par une famille», explique le Dr Christiane Bruel, médecin-inspecteur de santé publique. L’organisme a aussi «accompagné» la mairie de Grigny, où de nombreux cas d’infestation avaient été déclarés dans des HLM en 2012, ainsi que la prison de Fleury-Merogis. «Dans ces cas-là, nous organisons des réunions durant lesquelles nous cherchons des solutions adaptées à chaque situation mais la lutte reste difficile», admet la médecin.

Les punaises de lit se reproduisant très rapidement, il est impératif d’agir vite en cas d’infestation. Une femelle peut pondre jusqu’à 500 œufs au cours d’une vie, à raison de 5 à 15 par jour. On distingue trois grandes étapes : au bout d’une dizaine de jours, l’oeuf éclot et la punaise devient une larve – elle passe par cinq phases qui s’étalent sur plusieurs semaines – avant d’atteindre l’âge adulte. Son développement dépendra de la température, de la nourriture dont elle dispose et de l’humidité de l’environnement. «Au bout d’un an, ce sont des milliers de punaises qui peuvent pulluler au même endroit», avertit le Pr Izri.

Il n’existe malheureusement aucun produit «miracle». Pour éradiquer ces parasites et limiter leur propagation, il est néanmoins nécessaire d’opérer un nettoyage minutieux des lieux. Le Pr Izri préconise de le faire «pièce par pièce» pour être efficace et de suivre ces trois étapes. C’est ce qu’on appelle la méthode mécanique.

L’assurance maladie fournit d’autres conseils sur son son site Internet. Elle recommande notamment de «boucher les fentes et les fissures sur les murs, derrière les plinthes et sur les cadres de lit en bois», de «recoller le papier peint qui se décolle» et de «refixer les plaques des interrupteurs».

«En cas de contamination importante, il est parfois très difficile de régler le problème par soi-même», prévient l’assurance maladie. «N’hésitez pas à contacter un spécialiste de la lutte antiparasitaire, ou les services d’hygiène de la mairie. Ils pourront traiter votre logement avec des insecticides très puissants».

En France, il existe environ 300 entreprises spécialisées dans l’éradication de ces nuisibles. La plupart d’entre elles utilise la méthode chimique, c’est à dire qu’elles travaillent avec des produits de désinsectisation, et la méthode thermique de manière localisée. «On va cibler les zones infestées et opter pour la solution la plus adaptée», commente Stéphane Bras, le porte-parole de la Chambre syndicale des industries de désinfection, désinsectisation et dératisation (CS3D), qui regroupe une partie de ces entreprises spécialisées. «On peut avoir recours à des insecticides mais aussi à de la poudre de diatoméeou à un traitement à la vapeur sèche. À chaque situation son diagnostic».

«Mais ça ne marche pas systématiquement. Ces sociétés ne sont pas toujours sérieuses», met en garde le Pr Jean-Michel Bérenger, entomologue à Marseille. En effet, plusieurs témoins nous ont rapporté qu’ils s’étaient fait facturer des interventions, sans résultat. «Le problème, c’est qu’il y a des entreprises qui n’ont pas toujours l’honnêteté de dire aux clients qu’ils doivent d’abord nettoyer et désencombrer leur logement avant l’intervention», réagit la Dr Christiane Bruel, de l’ARS Île-de-France, favorable à un meilleur encadrement de la profession.

Selon Stéphane Bras, cette pratique n’aurait pas cours dans les entreprises membres du CS3D. «Quant à l’encadrement de la profession, je le trouve suffisant. Nous sommes formés, tous nos professionnels possèdent individuellement un certificat délivré par le ministère de l’Écologie (le Certibiocide)», insiste-t-il. Ce n’est pas tout à fait l’avis du Centre national d’expertise des vecteurs (Cnev). Dans un rapport publié fin 2015, ses experts plaidaient justement pour un renforcement de la formation des acteurs de ce secteur, jugeant cette certification insuffisante.

«En résumé, vous pouvez devenir désinsectiseur en quatre jours», reprend le Pr Bérenger, l’un des auteurs du rapport. «C’est une formation sans examen à la fin et durant laquelle vous n’avez pratiquement aucune notion d’entomologie (étude des insectes). Ce n’est pas normal», juge l’expert qui milite pour la création d’un label. «Après, je ne dis pas que toutes ces sociétés sont mauvaises», nuance celui qui est aussi consultant dans le domaine. «Il en existe des sérieuses qui sont très demandeuses de formations supplémentaires».   

À Paris, Alix a réussi à se débarrasser des punaises après cinq mois de lutte acharnée. «Je suis devenue une spécialiste», ironise la jeune femme de 26 ans. Depuis, ses habitudes ont changé. «J’ai arrêté d’acheter sur le Bon coin, de peur d’en attraper à nouveau». Finis aussi les meubles vintage récupérés au coin de la rue et les brocantes. «Maintenant, j’achète que du neuf».

On acquiert aussi de nouveaux réflexes, à l’image de Victoire, qui prend désormais toutes les précautions à l’hôtel. «Je mets ma valise en hauteur et ne la pose jamais sur le lit et quand je rentre de voyage, je passe l’intérieur de mes bagages à la vapeur avec mon fer à repasser», confie la jeune femme de 25 ans.

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